Fait-il bon vivre à Monaco
en 2007 ?

grues de chantiergrues de chantiergrues de chantier

Monaco, voilà à quoi ça ressemble depuis des années, vu d’en bas !

Il y a bien longtemps que Monaco a perdu son charme...
Que nous reste-t-il ?

Les travaux pharaoniques que connaît la Principauté depuis quelques années s’accompagnent de nuisances auxquelles il est impossible de s’habituer. Ça a commencé avec le percement du tunnel de la nouvelle gare, puis les travaux interminables de la nouvelle digue du port et maintenant ce sont les travaux du dernier tronçon de la voie rapide allant du carrefour Louis Aureglia au carrefour de l’ancien pont Wurtenberg. Un vacarme continu du matin au soir, tous les jours. Heureusement qu’il y a la nuit et les week-end pour se reposer les oreilles.

Monaco a petit à petit perdu ses attraits, tout ce qui faisait son charme, pour devenir un perpétuel chantier, bruyant et pollué.

Nous ignorons si quelqu’un s’est penché sur des statistiques pour savoir quel est le pourcentage de dépressions nerveuses, de suicides, d’allergies et de cancers dans notre beau pays qui devient de plus en plus laid, mais nous sommes prêts à parier que nous ne faisons pas mieux que les mégapoles irrespirables engendrées par le monde malade de sa sur-urbanisation.

La vérité est que lorsque le progrès est nuisible, lorsque le progrès tue, CE N’EST PLUS DU PROGRÈS !

monaco au 19e siecle

Or tout le monde connaît le proverbe : « le mieux est l’ennemi du bien ». Eh bien nous sommes dans ce schéma absurde : des décideurs, ni vous ni moi, malheureusement, en voulant trop de "mieux" pour la Principauté, ont fini par rendre le pays invivable, bruyant et pollué, bétonné à outrance. Qu'est devenu notre beau pays ?

monaco au 21e siecle

Juste un exemple de la vie quotidienne : jusqu'à la fin des années 60 la poussière de maison était blanche, faite des fibres de la vie ménagère (tissus, laine, papier). Aujourd'hui cette poussière est noire, grasse, faite des fumées des engins de chantier et des innombrables véhicules. Et c'est ça que nous respirons !...

Qu’on ne s’étonne pas et qu’on ne vienne pas se plaindre si les riches résidents de Monte-Carlo choisissent de quitter notre pays pour aller sous d’autres cieux plus tranquilles et où il fait bon vivre, par exemple Panama, Nassau, Costa-Rica. Qu’on ne s'étonne pas non plus de la recrudscence des cancers...

Pauvre Principauté ! On dirait une vieille pleurant sa beauté perdue qui espère rajeunir à coup de liftings mais qui ne parvient plus à cacher son âge...